Connaissance de soi - Décoder nos mécanismes pour avancer plus sereinement sur notre chemin
Catherine Vigouroux


La connaissance de soi : au-delà de nos automatismes
On croit souvent se connaître parce qu’on connait bien comment on réagit. On se décrit avec précision : « je suis sensible », « je suis anxieux », « je suis quelqu’un qui se met vite en colère », « je suis comme ça depuis toujours ». Ces phrases peuvent donner l’impression que l’on se connaît bien, presque d’une lucidité rassurante. Pourtant, reconnaître ses automatismes n’est pas encore se connaître. C’est simplement constater ce qui se répète en nous. La connaissance de soi commence au moment où l’on cesse de considérer ses réactions comme une nature immuable.
Dire « je suis comme ça » peut être apaisant. Cela permet de se définir rapidement, de se donner une forme, une identité stable, cela rassure notre égo. Mais cette phrase peut aussi devenir une manière très subtile de s’arrêter en chemin. En attribuant nos réactions à une nature fixe, à un tempérament ou à une fatalité, on fige ce qui, en réalité, pourrait rester en mouvement. Ce que nous appelons « notre caractère » est souvent un mélange d’habitudes, d’adaptations anciennes, de conditionnements familiaux ou sociaux, et de mécanismes de protection mis en place très tôt dans notre existence. Avec le temps, ces fonctionnements deviennent familiers, puis normaux, puis invisibles. On s’y habitue au point de les confondre avec notre essence.
Se connaître ne consiste pourtant pas à se définir une bonne fois pour toutes. Se connaître, c’est observer le mouvement en nous. C’est reconnaître ce qui se rejoue sans conclure trop vite que cela nous définit entièrement. C’est accepter que notre manière de réagir ne soit pas une fatalité, mais un point de départ. La connaissance de soi n’est pas une photographie figée, c’est une pratique vivante. Elle se développe, s’affine, se travaille avec le temps, un peu comme on entraîne un muscle ou comme on apprend à jouer d’un instrument de musique.
Personne ne s’asseoit devant un piano en affirmant : « je ne sais pas jouer, c’est ma nature ». On sait que l’écoute s’éduque, que les doigts s'assouplissent, que la sensibilité musicale se développe avec la pratique. La connaissance de soi fonctionne de la même manière. Elle demande de l’attention, de la curiosité, de la patience, de l’acceptation. Elle ne consiste pas en une transformation radicale, ni à effacer son histoire, mais à comprendre ce qui nous traverse, à reconnaître nos élans, nos peurs, nos réflexes, nos protections, et à découvrir qu’une autre manière d’être est souvent possible. Ce travail n’est ni instantané ni spectaculaire, mais il est profondément libérateur. Ce qui était vécu comme une fatalité devient peu à peu un terrain d’observation. Ce qui semblait immuable s’assouplit.
Comprendre un mécanisme ne le fait pas disparaître immédiatement, mais il cesse souvent de nous envahir longtemps. On le reconnaît plus vite, on s’y accroche moins. Au lieu de réagir pendant des jours à une situation, on peut l’observer, l’accepter, et retrouver plus rapidement une forme de calme. Cette évolution peut paraître modeste, mais elle transforme profondément le rapport à soi. On passe d’un sentiment d’impuissance à une sensation de plus grande légèreté. On ne se juge plus de la même manière, on se regarde avec davantage de nuance. La connaissance de soi n’est pas une quête de perfection, c’est une pratique de lucidité bienveillante.
Il n’existe pas d’outil unique et magique pour apprendre à se connaître. À chacune et à chacun de trouver les voies qui lui correspondent le mieux : l’écriture, la thérapie, la méditation, l’introspection, le travail symbolique... Certains outils agissent comme des miroirs qui permettent de mieux voir ce qui se joue en nous. La numérologie fait partie de ces outils. Elle n'enferme pas dans une identité figée, mais au contraire, elle offre un langage qui aide à repérer des tendances, des élans, des zones de tension ou de répétition. Elle permet d’observer son fonctionnement avec un peu plus de distance et de douceur. Utilisée ainsi, elle devient un support de connaissance de soi pertinent et précieux, une invitation à la compréhension de notre pluralité.
Se connaître n’est pas se résigner à ce que l’on croit être. C’est accepter de se rencontrer régulièrement, avec honnêteté, avec curiosité, et avec la possibilité d’évoluer. Nous ne naissons pas en nous connaissant. Nous apprenons à nous rencontrer au fil du temps, des expériences et des prises de conscience. Et cette rencontre, lorsqu’elle devient active et vivante, ouvre un espace de liberté intérieure bien plus grand que ce que la simple définition de soi peut offrir.


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